SOISSONNAIS 14-18

Association pour l’Inventaire et la Préservation des Sites

 

Dans les carrières de l’Aisne et l’Oise soissonnaise, autour de Vic-sur-Aisne, les soldats artistes nous ont laissé un patrimoine exceptionnel : graffitis, blasons, bas-reliefs et bien sûr de magnifiques chapelles. Mais les pilleurs sont nombreux, les sculptures découpées ou vandalisées,

et ce patrimoine disparaît…

C’est pourquoi quelques passionnés créèrent le 17 avril 1986, l’association Soissonnais 14-18 avec pour mission de :

 
- Sauver de l’oubli les sites et carrières 14-18 du Soissonnais.

- Motiver les propriétaires de ces sites pour une protection efficace.

- Centraliser les témoignages écrits, oraux et photographiques sur notre secteur.

- Promouvoir ce patrimoine.

Inventaire

Grâce au soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), un inventaire complet de quelques 400 sites, carrières, souterrains, caves, murs et monuments a été dressé. Pour chaque lieu, une fiche est établie, mentionnant la situation exacte, la description des traces laissées par les soldats, les photos correspondantes et les récits historiques concernant le site.

La zone d’inventaire a été définie par la D.R.A.C. : elle s’étend de Soissons aux forêts de Compiègne et de Laigue (Tracy-le-Val) et du nord au sud, de Blérancourt à Villers-Cotterêts. Chaque année, cet inventaire s’enrichit de nouvelles découvertes dans des carrières effondrées, caves, propriétés privées…

 
Préservation

La connaissance de notre patrimoine ne peut être suffisante sans la sauvegarde des sites qui la constitue. C’est la deuxième priorité de notre vie associative.

Les carrières souvent abandonnées, isolées, recèlent pourtant de véritables trésors. Notre tâche est de préserver du vandalisme et de l’érosion naturelle toutes ces œuvres. Pour chaque site majeur, une solution de préservation a été trouvée : grilles de protection, travaux de restauration, surveillance, inscription à l’inventaire des Monuments Historiques …

L’entretien des lieux de mémoire  de la guerre (tombes et monuments, cimetières et ruines, blockhaus et vestiges) est une de nos principales occupations. L’aide de l’armée et de jeunes bénévoles (scouts) a été déterminante dans l’ouverture des sites de Confrécourt et de Vingré pour le public.

Mais il ne peut y avoir de protection de tous ces sites sans une concertation avec les propriétaires qui nous confient tout ce patrimoine, et sans la confiance des municipalités, qui doivent s’investir pour conserver cette mémoire gravée.

 

Commémorations

Préserver la Mémoire, autre mission de l’association Soissonnais 14-18. Des familles de plus en plus nombreuses font appel à nos connaissances, consultant notre fond documentaire et dans la France entière de nombreux liens se créent.

Des plaques souvenirs sont posées et entretenues, telle la stèle du cavalier Caillé à Dommiers ou la plaque en mémoire du Commandant Schoepelynck à Saint-Pierre Aigle. D’autres familles nous demandent de fleurir et entretenir une tombe. D’autres encore, en mémoire d’un grand-père disparu, nous écrivent pour retracer les derniers moments de sa vie.

Au cours de différents travaux, des corps de soldats sont retrouvés. Soissonnais 14-18 met alors toute son énergie pour les honorer. Ainsi, en 2006, le soldat Couturon a été inhumé dans le cimetière militaire de Tracy-le-Mont et Léon Chemier avec un camarade ont trouvé le repos dans la nécropole nationale d’Ambleny. A Autrêches, deux disparus du 35e R. I. ont eu les honneurs de leur régiment, de la population locale et des bénévoles de Soissonnais 14-18.

Depuis 15 ans, nous tissons des liens amicaux avec les associations d’Anciens Combattants, ainsi qu’avec l’association du « Souvenir Français ». La restauration de monuments est l’occasion de les accueillir et de commémorer ensemble la mémoire de tous nos glorieux anciens.

 

Promouvoir ce Patrimoine

L’association Soissonnais 14-18 compte aujourd’hui plus de 400 adhérents. Les carrières de Confrécourt et le village de Nouvron-Vingré accueillent chaque année 5 000 visiteurs et 8000 internautes consultent chaque mois notre site. L’association publie des ouvrages sur l’histoire locale pendant la grande guerre.

 
Soissonnais 14-18

JEAN LUC PAMART, Président de Soissonnais 14-18.

 

 

Des initiatives anciennes, la préservation des carrières gravées par les soldats

Etat des lieux des carrières gravées en 1987, Piere Samin sensibilisait

En compagnie de Pierre SAMIN, chargé de mission au Chemin des Dames pour le compte du tourisme de l'Aisne dans les années 1980, découvrons  les carrières gravées par les soldats de la première Guerre Mondiale dans l’état de 1987, au moment même où l’Association Soissonnais 14-18 naissait pour justement préserver les sites de la région Ouest-soissonnaise, avec notamment le site de Confrécourt.

Pierre Samin présente en effet longuement la carrière du1er Zouaves; protégée des découpeurs de pierres par des grilles et, sans discontinuer depuis 30 ans, proposée à la visite, grâce aux bénévoles motivés.

Ce reportage tourné en 1987 par France Régions 3 Amiens, dans la cadre de l’émission  «Mille ans déjà», et présentée par le journaliste Thierry Bonte dresse un petit état des lieux de moins de 6 minutes.

 Certes le type de sites labellisé «grottes» [le titre du reportage est «les grottes du chemin des dames»] correspond en fait à des carrières, certes la localisation au «Chemin des Dames» renvoie au Soissonnais pour le site de Confrécourt, en vallée de l’Aisne, à Nouvron-Vingré, mais la qualité des propos, la sensibilisation aux actions de préservation sont les points forts de ce reportage mis en ligne par l’INA.

 

 

 

On y découvre, pour citer la production :

* «un patrimoine unique au monde composé de sculptures, de bas-reliefs, oeuvres des poilus ».

* «l'iconographie révèle l'univers mental du soldat : hommage aux camarades, représentation de figures féminines, parfois érotiques, hommage au régiment (on voit dans le reportage le symbole de la compagnie du 1er Zouaves), hommage à la patrie (la figure de Marianne sculptée à Confrécourt est montrée dans le reportage). De nombreuses carrières abritent de véritables petites chapelles, taillées dans la masse rocheuse, où les soldats peuvent trouver un réconfort moral et rendre hommage à leurs camarades tombés au combat. Le reportage montre la chapelle du père Doncoeur, un jésuite devenu aumonier militaire. L'autel fut sculpté par les 35e et 298e régiments d'infanterie en 1914. Il est écrit au-dessus une inscription patriotique : "Dieu protège la France". De la sanguine fut utilisée pour colorer les rayons du soleil entrant dans l'ornementation.

Ce patrimoine de la Grande Guerre resta longtemps dans l'oubli et fut de ce fait menacé de destruction. En 1983, à Confrécourt, des vandales tentent de découper le buste sculpté représentant Marianne. Un projet de préservation de ce patrimoine est alors soumis à la jeune chambre économique de Soissons. Une exposition est organisée en 1985 sur le thème du "soldat artiste". La nécessité de fonder une structure pour encadrer cette protection se concrétise par la naissance, en 1987, de l'Association pour l'Inventaire et la Préservation des Sites. Un an après le reportage, soit en 1988, la DRAC de Picardie décide de recenser le patrimoine gravé de cette période à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Grande Guerre. La tâche se répartit en deux secteurs : le Chemin des Dames est confié au Comité du Tourisme de l'Aisne ; le Soissonnais Ouest revient à l'AIPS, dont la dénomination courante devient Soissonnais 14-18. En 1990, les carrières de Confrécourt sont inscrites aux Monuments historiques ».

http://fresques.ina.fr/picardie/fiche-media/Picard00435/les-grottes-du-chemin-des-dames.html

 

 

SOISSONNAIS 14-18

Association pour l’Inventaire et la Préservation des Sites a enfin sa maison pour vous accueillir.

L'achat a été réalisé grâce au legs Roussel.

 

Parce que l’un de ses aïeux est mort pour la France à Confrécourt, un habitant du centre de la France a légué un appartement situé à Clermont-Ferrand à l’association Soissonnais 14-18 dont il était membre. Il souhaite aider au travail d'histoire et se dit satisfait des premiers résultats enregistrés. Ce legs a permis l’achat d’une maison en plein centre de Vic-sur-Aisne, en face du château pour créer une maison de la mémoire autour de la Grande Guerre.

Si la somme remise a permis l’acquisition du bien, elle est insuffisante pour financer les travaux, aussi Jean-Luc Pamart, qui préside l’association Soissonnais 14-18, fait appel aux dons et que ce soit auprès des adhérents ou des passionnés d’histoire soucieux que toutes les subtilités du front axonais ne soient pas oubliées, la collecte est engagée. L’objectif est d’organiser des expositions et de stocker les archives que possède Soissonnais 14-18. Il n’est pas exclu qu’une partie accueille une bibliothèque mais cela demande à être finalisé. On sait que l’association agit pour préserver un maximum de preuves du conflit. C’est ainsi qu’elle conserve des peintures, des sculptures réalisées au temps des combats. L’une d’elle a été mise au jour sur une maison à Sermoise.

Des recherches ont permis d’en identifier le signataire : Léon Lepeltier. Un moulage a été réalisé pour en conserver l’esthétique authentique. L’association conserve de nombreux moulages effectués au cours de ses campagnes de recherches et de mise en valeur du patrimoine. Jean-Luc Pamart n’exclut pas de présenter une sélection de ces moulages à Vic-sur-Aisne lorsque tous les travaux d’aménagement seront achevés.

L'union, 26 octobre 2016.

 

Fiche matricule de Henri Roussel (1889-1918), conservée aux archives départementales du Puy-de-Dôme

 

Avant guerre, Henri Roussel exerce le métier de charron-forgeron à Issertaux (63) où il demeure avec sa mère, son père étant décédé. C'est un petit bonhomme de 1,58m au visage ovale, aux cheveux châtains et yeux bleus. Il effectue son service militaire au 16e R.I. de Montbrison. Il y est incorporé le 1er octobre 1910. Il obtient la qualification de sapeur-ouvrier d'art le 25 octobre 1911. On le libère le 25 septembre 1912 avec un certificat de bonne conduite.

Un an plus tard, il s'installe à Saint-Étienne. C'est à ce domicile stéphanois qu'il reçoit son ordre de mobilisation.

Il rejoint le 16e R.I. le 3 août 1914. Le 22 mars 1915, il passe au 73e R.I., puis au 70e R.I. le 27 septembre de la même année.

Le 30 avril 1917, son unité participe à l'attaque du Mont-Blond en Champagne. A cette occasion, Henri Roussel obtient une citation à l'ordre du régiment qui lui vaut d'être décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze: «soldat énergique, blessé trois fois, a fait preuve d'une grande bravoure, particulièrement à l'attaque du 30 avril 1917».

Cette citation paraît le 7 août 1917 alors qu'il est affecté depuis le 24 mai au 71e R.I.

C'est au sein de ce dernier régiment que le soldat Henri Roussel est tué à Vingré le 2 juin 1918.

 

La Grande Guerre aura sa maison à Vic-sur-Aisne grâce au souvenir d'un poilu


L'Union du 6 septembre 2016, par Laurence Picano

L'association Soissonnais 14-18 a reçu un legs de la part d’un homme dont l’ancêtre est tombé à Confrécourt. Il a permis l’achat d’une maison consacrée à la mémoire.

Un lieu d’exposition et de la place pour les archives. Deux espaces précieux pour les passionnés d’histoire que sont les membres de Soissonnais 14-18. Cette association, qui fête ses trente ans dans quelques mois, va se les offrir en devenant propriétaire d’une maison. Et ce cadeau lui vient en fait d’un acteur de la Grande Guerre. « Un soldat tombé devant Confrécourt », raconte le président qui a découvert l’histoire en 2007 en recevant le courrier d’un notaire. Un certain M. Roussel léguait un appartement à Clermont-Ferrand à Soissonnais 14-18. Et pourquoi un tel geste ? En hommage à son aïeul, le fameux poilu. Depuis, le logement a été vendu et des recherches ont été faites pour trouver la maison idéale. C’est chose faite à Vic-sur-Aisne depuis quelques semaines, comme Jean-Luc Pamart l’a annoncé dans l’Echo du plateau, le journal de ces historiens. « Pour une association ce n’est pas rien d’être propriétaire. Nous avons un patrimoine », se félicite le président qui a donc fait un appel aux dons. Car si la somme héritée à couvert les frais d’achat, elle ne peut pas de permettre les travaux à réaliser.

« Nous avons déjà la moitié de la somme », s’enthousiasme le président, touché de recevoir des chèques allant jusqu’à 1 000 €, notamment de membres de l’association qui habitent dans toute la France. Ce monsieur Roussel était membre, même si Jean-Luc Pamart ne le connaissait pas. « Il est venu à une assemblée générale » témoigne le président qui a noté cette information dans ses tablettes.

Grâce à cet homme, il pourra non seulement organiser, en permanence, différentes expositions dans une salle vouée à ce rôle mais aussi mieux stocker les archives de l’association. Jusqu’à présent, le président utilisait son ancien domicile, la ferme où il exerce toujours son activité d’agriculteur. Située à quelques centaines de mètres de la Croix-Brisée et de la carrière de Confrécourt, elle permettait d’accueillir les nombreuses familles à la recherche de leurs ancêtres disparus pendant 14-18. Qui sait ? Une bibliothèque les accueillera sans doute dans les futurs locaux aménagés par les bénévoles ?

Contact : Président Jean-Luc PAMART - Dons déductibles des impôts à hauteur de 66 %

 

Le petit-fils de Poilu lègue 100 000 euros

L'Union, publié le jeudi 18 février 2010 par Ludivine BLEUZÉ

Le petit-fils d'Henri Roussel a couché l'association sur son testament. Le président Jean-Luc Pamart, ne s'attendait pas à une telle nouvelle en décrochant son téléphone.

L'association Soissonnais 14-18 vient de toucher un héritage. Le descendant d'un Poilu l'a désignée comme légataire.

UNE belle histoire. Elle commence en 2004. Jean-Luc Pamart, le président de l'association Soissonnais 14-18, à Nouvron-Vingré, s'en souvient comme si c'était hier : « L'une de nos missions est d'accueillir les familles de ceux qui ont combattu ici. Le hasard veut qu'un monsieur de Clermont-Ferrand cherche son grand-père qui a combattu dans le village de Vingré et qui est enterré au cimetière militaire de Vic-sur-Aisne. »
Yves Roussel, petit-fils d'Henri, soldat à la 5e compagnie du 71e régiment d'infanterie, visite, avec un guide, Vingré et Confrécourt, sur les traces de son aïeul. Il sait désormais que le 2 juin 1918, au petit matin, l'ennemi attaque vers Vingré après un bombardement qui dure de 4 heures à 7 h 30.


Le régiment fait face à de nombreuses tentatives d'infiltrations. À 18 heures, les dernières attaques sont arrêtées. C'est ce jour-là qu'Henri Roussel meurt pour la France.
Peu de temps après cette visite, l'association s'aperçoit qu'elle compte un nouvel adhérent dans ses rangs.
Le petit-fils du Poilu en était sorti retourné, comme cette terre - jadis champ de bataille - que cultive aujourd'hui Jean-Luc Pamart.
« On ne l'a jamais revu et le lien qu'il y avait entre lui et l'association, c'était notre journal trimestriel qu'il recevait », note le président de l'association.
« Judicieuse »
Survient une annonce inattendue, inespérée, en septembre 2006. « Je reçois un coup de téléphone d'un notaire de Clermont-Ferrand. Il m'annonce qu'Yves Roussel est décédé. Il n'a pas d'héritier et il nous lègue tout ce qu'il a, à nous et à une association de lutte contre la violence routière. » L'événement secoue Jean-Luc Pamart : « Je ne pouvais pas imaginer ça. On hérite bien de temps en temps d'un casque, d'un tableau, de médailles, mais ça ! Je n'en ai pas dormi de la nuit. »
Dans son testament, le Clermontois cède deux studios à l'association Soissonnais 14-18. « Nous nous sommes d'abord renseignés pour savoir s'il n'existait pas un petit-neveu. » Comme l'association n'est pas reconnue d'utilité publique, 60 % de cet héritage devait revenir à l'État. « Le préfet de l'Aisne a accepté que l'État n'intervienne pas, mais, à charge pour nous que ce legs revienne à la communauté par une utilisation judicieuse. Nous avons vendu les deux studios et le notaire vient de solder les comptes. Nous avons 100 000 euros. »
Qu'en faire ? Deux réunions se sont déjà tenues pour trouver des pistes. « Nous allons prendre le temps de la réflexion. » Le legs Roussel aidera à perpétuer le quotidien du soldat des tranchées, c'est une certitude.

 

Le déménagement est en cours en mars 2018

Les armoires rejoignent le 38 place de Vic-sur-Aisne, les cadres vont suivre, les livres... puis le bureau lui-même, en dernier...

Pendant qu'une équipe s'active au 38 au nettoyage après derniers travaux, une autre équipe déclenche le déplacement des armoires.

Hervé, Basile, Philippe, Stéphane, Romain, Jean-Luc sortent les armoires de Confrécourt.

 

... et les travaux de l'équipe Rénovation avancent...

 

Les avant-dernières touches, octobre 2018

Adieu Confrécourt, le vieux bureau !

Un bureau temporaire est en place.

La sortie des dernières armoires de Confrécourt.

Le bureau temporaire en place a permis une petite mise à jour des dossiers en attente.Camille contribue à remplir la demande de subvention au Conseil départemental le 25 octobre 2018...

... pendant que Serge s'affaire à procéder aux expéditions des ouvrages commandés, nombreux dans les mails à traiter.

 

... et les emménagements se poursuivent... décembre 18...

 

Philippe passe les bâches vers la pièce d'entrée.

Marc et Hervé basculent les vitrines en pourtour de pièce.

Philippe, Rémi et Xavier passent les plus longues bâches par la fenêtre...

... pour les hisser au premier étage...

... et permettre à Basile et Hervé de les stocker à plat.

Les paquets de laine de verre sont ensuite déplacés vers leur lieu d'usage pour libérer la pièce du rez-de-chaussée. Xavier...

...Rémi...

...Isabelle...

La porte usée est passée en revue par Stéphane...

... sous l'oeil confiant de Jean-Luc.

Hervé remonte l'escalier en bonne compagnie...

... avec Xavier.

La future pièce bureau est vidée et prête à accueillir les éléments restant à la ferme de Confrécourt.

La plaque rappelant le legs Roussel est prête à être placée en bonne place pour signifier la mémoire de Henri Roussel et de ses descendants, généreux donateurs.

 

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